27/02/2012

Revue de presse sur Vielsalm.

412 carnets de timbres détournés

n.c.

  Vielsalm judiciaire

Ce vendredi, le tribunal correctionnel de Marche s’est frotté au monde de la philatélie. Monsieur P., 74 ans, y est accusé du détournement de 412 carnets de timbres au détriment du club de philatélie de Vielsalm. Un détournement dans le montant s’élève à plusieurs milliers d’euros! À l’époque, P. officie au club en tant que responsable de la vente en circulation et de la vente sur offre des carnets. Les membres lui confient des carnets de timbres qu’il met ensuite en circulation sur le marché. À défaut, il est chargé de restituer les timbres à leurs propriétaires. En janvier 2007, monsieur K. (membre), menace P. d’introduire une procédure en justice. Et pour cause; ce dernier s’est vu confier l’équivalent de 30.000€ de timbres, dont le propriétaire n’entend plus parler ensuite. P. est alors exclu du club. L’enquête prend beaucoup de temps. Quand elle se rend chez P., la police y découvre un véritable capharnaüm. La maison s’apparente à une gigantesque poubelle. Le sol est jonché d’excréments de rats et de souris, la vaisselle s’empile, les clapiers s’entassent et les toilettes sont dans un état indescriptible. 65.600 timbres sont finalement retrouvés, pour être ensuite confiés à B., cogestionnaire des opérations depuis 2004. Très rapidement, P. porte plainte contre B. qu’il

soupçonne d’être impliquée dans le détournement de l’argent des carnets. “ C’est pourquoi j’ai gardé les carnets de timbres ”, déclare le prévenu. “ Pour conserver des pièces à conviction. Quant à l’argent, il est bel et bien sur le compte. Je n’ai jamais cherché à détourner quoique ce soit. ” 3360 timbres manquent toujours à l’appel.“ Mon client a tenu les comptes pendant 40 ans et aucune plainte n’a jamais été déposée ”, s’insurge l’avocat de la défense. “ Depuis des mois, il a insisté pour que B. justifie ses comptes, ce qu’elle n’a jamais fait.P. n’a jamais contesté avoir conservé les timbres. Il a voulu s’en servir comme “ pièces à conviction ”, dans l’intention que justice se fasse. Même si la démarche fut assez maladroite. ”

La partie civile représentant K. réclame 3.791€ (soit le montant des 3360 timbres manquants), une réparation pour dommage moral de 500€ et l’indemnisation de la procédure judicaire. Le procureur demande 6 mois d’emprisonnement (dont un sursis pour moitié), ainsi qu’une amende de 600€. La défense plaide quant à elle pour l’acquittement ou, au pire, pour une déclaration de culpabilité avec réduction de la somme à 1€ provisionnel.

(La Meuse.be).

Les commentaires sont fermés.