24/04/2012

Dégressivité des allocations de chômage, serait remise en cause.

 

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La dégressivité des allocations de chômage ne concernera en principe pas les personnes en incapacité de travailler et sa mise en place serait repoussée au mois de novembre, a-t-on appris lundi au cours d’une rencontre-débat entre la ministre de l’Emploi Monica Deconinck et des demandeurs d’emploi organisée par les syndicats CSC et CGSLB.

L’application de la dégressivité dans le temps des allocations de chômage était normalement prévue pour juillet. Mais selon Marie-Hélène Ska, secrétaire nationale de la CSC, et Sabine Slegers, secrétaire nationale CGSLB, qui siègent toutes deux au comité de gestion de l’Onem, la proposition du gouvernement sur ce sujet prévoit que la dégressivité ne serait introduite qu’en novembre. La mise en œuvre de ce principe de la dégressivité semble plus compliquée que prévu.

La proposition du gouvernement prévoit également que les personnes ayant une incapacité de travail de 33 % ou plus ne se verront pas appliquer le principe de la dégressivité, a confirmé la ministre de l’Emploi. Entre 15.000 et 20.000 personnes entrent en ligne de compte. Ces personnes restent toutefois concernées par le principe de l’activation des demandeurs d’emploi.

Le feu vert de l’Onem

Ces propositions, sur lesquelles il existe un consensus au sein du gouvernement, doivent encore recevoir le feu vert du comité de gestion de l’Onem.

La période après laquelle une personne peut à nouveau prétendre à une allocation plus élevée serait aussi réduite, un point qui concerne au premier chef les personnes occupant un emploi à durée déterminée ou d’intérim.

« Les salaires inférieurs au minimum sont inacceptables »

La ministre de l’Emploi a écouté lundi des témoignages de chercheurs d’emploi et leur combat pour sortir du chômage. Dans sa réponse, De Coninck a déclaré qu’elle n’acceptera jamais des salaires inférieurs au minimum. « Chez nos voisins, il y a des gens qui ont besoin de deux emplois pour s’en sortir. C’est inacceptable. Notre tâche est de trouver des solutions pour des emplois durables.» La ministre de l’Emploi a annoncé une campagne à grande échelle pour mettre en exergue le fait que les plus de 50 ans ont certainement encore un rôle à jouer sur le marché de l’emploi. Un message également à l’attention des employeurs.

Enfin, Monica De Coninck a rappelé, dans le cadre du plan de relance que le gouvernement entend mettre sur pied, vouloir mettre l’accent sur les stages en entreprises pour les jeunes demandeurs d’emploi en stage d’attente.

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