29/04/2012

Revue de presse sur Vielsalm.

Les poulaillers en danger.

<P>À Provedroux, Jean-Philippe Laurent, l’exploitant, a décidé de ne pas investir les 500.000 € nécessaires à la mise aux normes. <CREDIT> N.L.</CREDIT> </P>

À Provedroux, Jean-Philippe Laurent, l’exploitant, a décidé de ne pas investir les 500.000 € nécessaires à la mise aux normes. N.L.

n.c.

province agriculture
4 exploitants d’élevages de poules pondeuses en batteries sur 5 ont cessé leurs activités!

Jean-Philippe Laurent de Provedroux s’insurge contre le coût élevé de la mise aux normes. Dans notre province, quatre exploitants de poulaillers industriels sur cinq, ont mis la clé sous le paillasson! Des chiffres communiqués par le CER de Marloie, pour le moins interpellant! En cause? L’entrée en vigueur, le 1er janvier dernier, des nouvelles normes européennes.

Les modifications à apporter aux infrastructures ont un coût que la plupart des agriculteurs refusent de supporter. Parmi eux, Jean-Philippe Laurent de Provedroux (Vielsalm). “ L’Europe prend des décisions sans en mesurer les conséquences économiques ”, s’insurge-t-il. “ Elle pousse à mettre les poules au sol alors que la cage a été inventée pour limiter les risques sanitaires.

À Provedroux, comme à Libramont, Longlier et Rachecourt, les poulaillers ont fermé fin décembre. “ Je viens de vendre le hall à un débardeur de la région ”, indique le Salmien, ému, en parcourant les locaux vides. “ Les actes seront signés dans les prochains jours. La décision a été difficile à prendre. Cela dit, je pense avoir fait le bon choix.

Fils et petit-fils d’agriculteur, Jean-Philippe a repris l’exploitation familiale en 1996. Trois ans plus tard, il décidait de diversifier ses activités en optant pour un élevage de poules pondeuses en batterie. En 2006, une première mise aux normes l’obligeait à revoir le nombre de volatiles à la baisse: 31.164 au lieu de 37.500. Début 2011, il a fallu prendre une décision. “ Si j’avais voulu poursuivre, avec le même nombre de poules, au-delà du 31 décembre, j’aurais été contraint d’acheter de nouvelles cages plus spacieuses et d’allonger le bâtiment de 15 mètres. J’y ai renoncé car l’investissement de 500.000 € était trop important. ” Reste que l’agriculteur salmien a une autre corde à son arc: la location de gîtes. Une activité à laquelle il se consacre à présent à temps plein. “ Le taux de fréquentation de mes trois gîtes de grande capacité est bon ”, souligne-t-il. “ Je m’investis pour répondre aux attentes de la clientèle. Les logements de vacances sont équipés de piscine, sauna et salle de jeux.

À Provedroux, Jean-Philippe Laurent, l’exploitant, a décidé de ne pas investir les 500.000 € nécessaires à la mise aux normes. N.L.

(lameuse.be)

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