11/05/2012

Fête de la jeunesse laïque à Vielsalm.

 

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  (VAL)

(Extrait du discours de la présidente du VAL).

On dénonce régulièrement l'individualisme exacerbé, l'appauvrissement du moi, la fragilité du lien de solidarité et la perte d'idéal communautaire dans les sociétés modernes avancées. La créativité rituelle semble être une des voies, dans des sociétés en permanente mutation, par lesquelles des individus tentent de se réapproprier leur vie, de penser simultanément soi, autrui et le monde commun.

Les rites, qu'ils soient liés à la naissance, à l'adolescence ou à la mort, confirment la quête d'enracinement dans une chaîne intergénérationnelle.

Ces rites de passage permettent de lier l'individu au groupe, mais aussi de structurer sa vie  en étapes précises qui lui permettent, une perception apaisante de l'individu par rapport à sa temporalité et à sa mortalité.

Le passage du monde de l'enfance à celui des adultes s'accompagne d'un rituel chez les croyants comme chez les non-croyants. Mais chacun donne un sens différent à l'événement.

Au moment où l'adolescent n'a plus envie d'être «téléguidé», on ne peut pas l’obliger de prendre à son compte nos choix de vie ni nos engagements mais on doit lui donner la possibilité de trouver les réponses aux questions qu’il se pose, le rendre capable de faire des choix et d’assumer ses engagements, l’aider à penser par lui-même et avec les autres, lui donner le soucis du « bien vivre ensemble », l’envie de construire la démocratie.

 

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