29/07/2012

Dans la presse: Une médaille ... 16 ans plus tard ?

 

médailles olympique.jpg

Une médaille ... 16 ans plus tard ?

Jeux Olympiques

Un seul athlète provincial sera présent à Londres, le Bertrigeois Antoine Gillet, mais il pourrait bien monter sur le podium dans la foulée des frères Borlée avec le 4x400m La province de Luxembourg n’a jamais été un grand pourvoyeur d’athlètes olympiques pour notre pays. Ni de médaillés d’ailleurs. On recense trois petites “ breloques ” luxembourgeoises sur les plus de 130 remportées par la Belgique depuis les JO de Paris en 1900. Mais notre seul participant à l’olympiade londonienne pourrait bien revenir dans nos contrées auréolé d’un quatrième podium. Ce sera dur mais le coup est jouable.

 

1) Un seul athlète: dans notre moyenne

115 Belges présents dans la capitale britannique mais un seul Luxembourgeois. C’est forcément peu... mais cela se situe à peine en dessous de la moyenne qu’on peut établir sur les 40 dernières années. Depuis Munich en 1972, celle-ci s’élève à 1,36 athlète par Olympiade. C’est peu dire que notre province n’est pas une grande pourvoyeuse de champions...

Comme vous pouvez le voir ci-contre, notre record de participations se situe à... trois athlètes. Un total atteint à deux reprises: en 1988 à Séoul et voici quatre ans à Pékin.

2) Une médaille est possible mais loin d’être sûre

Si Antoine Gillet, le spécialiste bertrigeois du 400m, est donc notre seul représentant sur place, il s’envolera pour Londres dans quelques jours (NDLR: voir ci-contre) avec des ambitions. Dans le sillage de Kevin et Jonathan Borlée, il fait partie d’un relais 4x400m qui, après avoir ramené l’or de l’Euro d’Helsinki voici un mois, vise aujourd’hui le podium.

Ce titre continental est un peu une consécration car cela fait maintenant quelques années qu’il y a un projet autour de notre relais. Mais ce n’est pas un aboutissement car notre grand objectif, ça reste les JO de Londres ” glissait le Baudet à son retour de Finlande.

Mais si une médaille est possible, elle est très loin d’être assurée. Depuis quatre ans et les JO de Pékin, notre relais figure dans le Top 5 mondial. Mais s’il est monté sur le podium lors des trois derniers championnats d’Europe, il n’est parvenu qu’une fois à faire de même à un niveau mondial. Et c’était en salle (à Doha) en 2010. En plein air, il a fini 5e aux Jeux de Pékin, 4e aux mondiaux de Berlin et 5e encore l’an dernier lors des championnats du monde de Daegu.

Cependant, cette saison, sous la houlette de Jacques Borlée (le coach de ce 4x400m), tout semble avoir été mis en place pour faire mieux. Les membres du relais ont multiplié les stages afin d’être fin prêts pour réaliser leur objectif ultime. Sera-ce suffisant pour rivaliser avec les favoris que sont les Etats-Unis, la Jamaïque ou les Bahamas?

3) Antoine Gillet est-il sûr d’être sur la piste?

Voici quatre ans, le 4x100m emmené par Kim Gevaert avait remporté l’argent à Pékin. Dans ce relais, on retrouvait la Virtonaise Elisabeth Davin. Mais celle-ci fut confinée au rôle de remplaçante...

Pourrait-il en être de même pour le Bertrigeois? Sauf blessure, la réponse est non. Jacques Borlée n’a jamais caché qu’il alignera les quatre hommes les plus rapides. Or Gillet possède le troisième meilleur chrono belge derrière les “ Twins ” (46’’03) et sera donc dans le quatuor titulaire.

4) Une médaille 16 ans ou 28 ans plus tard?

Voici quatre ans, Elisabeth Davin n’avait pas reçu de médaille puisqu’en athlétisme, les réserves ne montent pas sur le podium. Au contraire d’une Olivia Borlée, qui passa une partie de son enfance et de son adolescence à Dochamps, près de Vielsalm. Mais aucune des deux ne peut être considérée comme une médaillée provinciale.

Si on se réfère aux données de l’Association Olympique du Luxembourg, le dernier athlète à être revenu des Jeux avec quelque chose autour du cou se nomme Harry Van Barneveld. L’ancien judoka n’est pas né chez nous mais y a vécu neuf ans (il partageait la vie d’une Marchoise). Et durant cette période, il est revenu “ bronzé ” d’Atlanta en 1996. Une grande fête avait été organisée en son honneur.

Pour retrouver une médaille “ 100 % provinciale ”, il faut remonter à 1984 et Ingrid Lempereur à Los Angeles. L’ancienne nageuse arlonaise, alors âgée de 15 ans, avait fait sensation en terminant troisième du 200m brasse. Aujourd’hui, elle est une maman de 43 ans. Cela fait donc 28 années qu’on attend un successeur...

(La.Meuse.lux.be)

Les commentaires sont fermés.