Depuis le 1er avril, les prix du gaz et de l’électricité sont gelés. Cette période de gel des prix, qui se termine le 1er janvier 2013, devait être mise à profit par le gouvernement pour réformer le mode de calcul des prix du gaz et de l’électricité.

Après huit mois de discussions, aucun accord politique n’a toutefois été trouvé au sein du gouvernement, qui estime que même si le comité restreint parvient à aplanir, dès ce vendredi, le différend opposant Johan Vande Lanotte et Melchior Wathelet, il sera impossible de mettre en oeuvre l’arrêté royal avant avril 2013. Résultat: on se dirige vers une période transitoire de 3 mois pendant laquelle les fournisseurs seront libres d’augmenter leurs tarifs.

economies_UE.jpgAu regard de l’évolution des prix sur les marchés, les hausses pourraient avoisiner 9 à 13% pour le gaz et 15% pour l’électricité chez les fournisseurs historiques.

Le gel des prix du gaz et de l’électricité en vigueur depuis avril représenterait un manque à gagner de 200 millions d’euros pour les fournisseurs d’énergie, selon le bureau de consultance Sia Partners, spécialisé dans l’énergie.